L'alphabet syllabique japonais compte 46 sons qui s'écrivent de deux façons différentes : le hiragana et le katakana. Ce sont des systèmes de signes qui ont uniquement une valeur phonétique, et n'ont donc pas de sens.
Le hiragana est une écriture simple que les enfants apprennent en premier. Il sert à noter les désinence grammaticales et certains mots qui n'ont pas de transcription phonétique en caractères sino-japonais (kanji).
Ensuite, les enfants étudient le katakana, qui sert à transcrire les mots d'origine étrangère ainsi que les noms propres, de villes et de pays.
De plus, les japonais n'espacent pas les mots quand ils écrivent. Imaginez-vous en train de lire un texte en français avec toutes les lettres liées (dur non ?) ! Une phrase écrite uniquement en hiragana est illisible.
C'est pourquoi les japonais ont introduit les kanji, afin de faciliter la lecture. En chinois, chaque signe représente une idée ou un mot, tandis qu'en japonais, il représente une idée et un son de la langue.
Par exemple, "une montagne" se dit "yama" en japonais et s'écrit : 山. Par ailleurs, ce caractère a aussi une lecture phonétique, qui est "san", qu'on retrouve dans un mot tel que " fujisan", le fameux Mont Fuji.[/
